Comment la crise sanitaire met en lumière la création artistique comme vecteur de bonne santé

Dans ce contexte particulier, ponctué d’incertitudes et de remises en question, il m’est apparu important de rappeler quelques notions qui me sont chères et qui alimentent mon engagement professionnel.

L’art est par définition inutile. Il ne sert aucun objet, but ou dessein « utile ». Pourtant il est nécessaire. Et c’est ce paradoxe qui m’anime. Je souhaite démontrer que l’art, et plus précisément la création artistique (toutes disciplines confondues), est indispensable à nos sociétés et plus spécifiquement à notre santé, bien qu’il puisse être considéré comme superflu. Il s’agit là de la base de ma réflexion personnelle et professionnelle.

Je vais tâcher d’être simple sans être simpliste.
Bonne lecture et merci par avance pour vos retours.

 » L’inutile et le superflu sont plus indispensables à l’homme que le nécessaire. » René Barjavel.

L’inutilité est un concept qui, pour être compris, est indissociable de son contraire : « l’utilité ». L’utilité :  » Fait de servir à quelque chose / Caractère, qualité de quelque chose ou de quelqu’un qui sert à quelque chose / Aptitude d’un bien à satisfaire un besoin ou à créer les conditions favorables à cette satisfaction. » (Dictionnaire Larousse). L’inutilité est donc l’absence d’utilité.

Nécessaire (définitions Larousse) :  » Dont la présence ou l’action rend seule possible une fin, un effet : l’eau est nécessaire à la vie. / Dont on ne peut se passer. / Qui est très utile ou obligatoire, indispensable, qui doit être fait, qui s’impose (souvent avec il est, c’est) / Qui se produit immanquablement dans une suite d’événements logique / En logique, qui ne peut pas ne pas être. » On peut y rattacher la notion similaire d’indispensable.

L’art. Je ne vais pas tenter de donner une définition de l’art mais plutôt une acception qui m’est propre et qui va servir de base pour cet article qui se veut accessible. On entendra l’art comme la somme des pratiques artistiques et créatrices de pensées, d’œuvres, toutes disciplines confondues. Pour Kant, la recherche du beau (esthétique kantienne), s’affranchit de toute utilité.

Pour rappel, voici la classification des arts admise au XXe siècle (enrichie depuis avec l’avènement du numérique) :

1er : architecture ;
2e : sculpture ;
3e : arts visuels (peinture , dessin, etc.) ;
4e : musique ;
5e : littérature (poésie ou dramaturgie) ;
6e : arts de la scène (théâtre, danse, mime, cirque) ;
7e : cinéma ;

Note : il ne s’agit pas ici de faire un cours de sociologie de l’art, ni d’histoire de l’art. Tout au long de cet article l’art sera entendu comme processus de création, toutes disciplines confondues. Cet article n’a pas vocation à développer une théorie particulière, simplement à exprimer un point de vue personnel.

Bonne santé. Je vous renvoie à la définition de l’OMS : « Selon l’OMS, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladies ou d’infirmité. » et aux déterminants de santé :

  • 1. Le niveau de revenu et le statut social
  • 2. Les réseaux de soutien social
  • 3. L’éducation et analphabétisme
  • 4. L’emploi et les conditions de travail
  • 5. Les environnements sociaux
  • 6. Les environnements physiques
  • 7. Les habitudes de santé et la capacité désadaptation personnelle
  • 8. Le développement dans la petite enfance
  • 9. Le patri­moine bio­lo­gi­que et géné­ti­que
  • 10. Les ser­vi­ces de santé
  • 11. Le sexe
  • 12. La culture

Dans ce contexte de crise sanitaire mondiale, il est difficile de faire la différence entre nécessaire et indispensable, entre besoins et envies. Pourtant c’est bien le fondement de toute notre civilisation, et donc celui de la morale, dont il est question dans ces quelques mots.

Dans quelle mesure l’inutile est-il nécessaire à la société ? Comment l’art participe-t-il à l’enchantement du quotidien ? Et plus largement à la définition de société ? Comment re-donner à l’art son importante nécessité ?

Afin d’étayer ce propos, nous allons revenir sur les caractéristiques actuelles de nos sociétés occidentales pour repréciser le contexte et pour tenter d’éclairer la question suivante : à quoi servons-nous ?

la tyrannie du pragmatisme

Nous allons tenter par une approche individuelle et collective de décrire le fonctionnement de notre société occidentale de manière très schématique. Cette crise était-elle inéluctable ? Est-elle révélatrice d’une crise plus profonde ?

A quoi servons-nous ?

L'humain doit-il être utile ?

« Pourquoi je suis là ? », qui ne s’est jamais posé cette question ? (Il n’est jamais trop tard…) On nous demande dès notre plus jeune âge le métier qu’on voudra exercer quand « on sera grand », de choisir notre parcours scolaire, de trouver un but à notre existence. Ce choix se fait le plus souvent dans un panel pré-établi qu’on ne remet pas en question (tel ou tel métier). On sera « actif » ou « inactif », utile ou inutile au modèle de société auquel on est intégré à notre naissance (cf Bourdieu et le « déterminisme social ».)

Aujourd’hui la question qui vient avec « que veux-tu faire ?  » est souvent « comment gagner beaucoup d’argent ? « . Servir à quelque chose de nos jours est corrélé à la notion de réussite et de prestige social. Alors on ne questionne plus vraiment ses envies et ses aspirations, on cherche avant tout à coller à l’image de la réussite qu’on nous vend, littéralement.

Quelle est la place de l’art dans cette société standardisée ? On peut penser que cette notion complexe « d’art » a été reléguée au superflu, au simple divertissement. Or pendant longtemps, l’art est venu, avec la philosophie (s’il est possible de les dissocier), questionner la notion même d’existence…

La hiérarchie des valeurs en temps de crise

Cette crise sanitaire et sociale remet les choses en perspectives : en ce moment on rêve plus d’être à la campagne que dans notre appartement sans balcon… et l’on se questionne sur l’essentiel, ce qui nous procure du plaisir et de la joie. On s’interroge sur nos besoins !

On retrouve une mise en avant des valeurs « socles » qui sont propres à chaque société, à chaque culture. En cas de chamboulement, les individus se tournent davantage vers leurs valeurs « de base » comme la famille, l’amour, l’entraide. En fait, ils changent plutôt l’ordre d’importance qu’ils confèrent à ces valeurs.

On peut aborder ici la notion d’autonomie épistémique. Celle-ci questionne la capacité des individus à connaître le monde de façon détachée de toute forme de détermination. On peut se demander si l’autonomie épistémique est plus importante en temps de crise ?

Les injonctions contradictoires ou la pression de la culpabilité

Une crise identitaire ?

Cette détermination qui caractérise nos sociétés est depuis quelques années remise en question. On observe des mouvements « alternatifs », un retour vers des valeurs plus traditionnelles qui tendent à revaloriser le lien avec la nature, la planète et plus globalement avec la vie. On redessine une esthétique du quotidien, on redevient les créateurs, pour ne pas dire les artistes de nos vies.

Toutefois, l’impératif de profit et le modèle de libéralisme économique sont toujours les premiers prescripteurs de nos sociétés.

Nous pouvons arguer que nous sommes dans une période d’injonctions contradictoires, qui finissent par soulever des réactions diverses, positives comme négatives. Elles sont néanmoins toutes porteuses d’innovation sociale.

On parlera de développement personnel, de végétarisme, de permaculture, etc. En témoignent les mouvements écologistes qui prennent davantage de terrain et sont de plus en plus légitimes ! On tente de renverser la notion d’utilité. De la rendre plus « raisonnable », de la reconnecter à une morale plus simple, plus saine. Comment se retrouver dans ce contexte de crise ? Vers quoi se tourner ? Un retour vers ses aspirations profondes apparaît alors évident.

Une conscientisation des nécessités ?

L’impératif de réussite économique / sociale, devient de plus en plus incompatible avec ces nouveaux paradigmes axés sur un retour aux valeurs « décroissantes ». (Comment préserver notre environnement et poster des photos de nous dans l’avion pour nos congés payés à Cuba sans éprouver de la culpabilité ?)

La friction entre ces deux aspirations devient de plus en plus palpable, on observe des crises, une montée des peurs et des inégalités liées aux changements qui s’annoncent pourtant, de manière inéluctable. La crise sanitaire que l’on connaît actuellement vient « simplement » mettre en lumière et accentuer ces inégalités et ces frictions.

Ce changement pourrait possiblement prendre la forme d’une réorganisation des sphères sociales indépendantes (art, sciences, etc.) de notre société, c’est à dire un changement des priorités, à l’échelle individuelle comme collective. C’est ce que l’on a tendance à observer ces derniers jours en France : une certaine forme d’éveil de la créativité.

Image / texte circulant sur les réseaux sociaux durant le confinement en France (mars 2020).

Une ré-évaluation des besoins

La place de l’art est indéniable en ces temps d’isolement forcé. Parce que nous prenons le temps d’apprécier ce qui nous entoure, d’y être attentif, nous nous rendons compte que tout est impermanent. La santé est remise au cœur des préoccupations. C’est surtout lorsque l’on est privé de quelque chose que l’on se rend compte de son importance.

Le contexte de crise sanitaire, un tournant ?

Une société malade ?

Ces moments de changements sont depuis toujours accompagnés d’événements marquants, ou l’inverse. Ces événements peuvent être heureux comme dramatiques. Or bien souvent, ce changement survient lors d’épisodes catastrophiques, quand on se retrouve « au pied du mur ». Cette pandémie met encore plus en avant les failles de notre système inégalitaire devenu désuet et incapable de gérer ses propres failles. Un système malade en quelque sorte.

Beaucoup de témoignages d’experts (futurologues, épidémiologistes) mettent en avant le fait qu’on savait ce qu’il allait arriver, et ce, depuis plusieurs années.

Cette crise sanitaire est-elle un exemple, une leçon, un tournant ? Les « créateurs », penseurs et artistes, à l’instar des philosophes à l’époque des Lumières, vont être amenés à jouer un rôle déterminant. En effet, pour mettre en perspective les problèmes et les changements à apporter, ce sont les créateurs qui ont une utilité sociale.

Toujours est-il qu’il va être impossible d’oublier cette période, où rappelons-le, environ un tiers de la population est confinée et est amenée à réfléchir à ses besoins…

Les besoins vitaux

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » Prophétie d’un Amérindien Cree.

Ces constats mettent en lumière, les besoins vitaux de l’être humain. Ces besoins vitaux semblent être les mêmes pour l’ensemble des êtres humains. Le psychologue américain Maslow classe les cinq types de besoins fondamentaux dans cet ordre :

1 Besoins vitaux ou physiologiques
2 Besoins de sécurité et de protection
3 Besoin d’amour et d’appartenance
4 Besoin d’estime de soi
5 Besoin de se réaliser

(la pyramide se lisant de bas en haut)

Par définition, tout ce qui sert à combler un besoin devient utile. Dans la partie 5, « besoin de se réaliser » on entend apprendre plus de choses, développer ses valeurs, être créatif, avoir une vie intérieure.

On distingue, pour ce besoin de réalisation, deux catégories :
– les besoins de compréhension cognitive (nouveauté, exploration, connaissance)
– les besoins esthétiques (musique, art, beauté, ordre).

On pourrait alors dire que l’art a une forme d’utilité dans le sens où il contribue au développement personnel et à la réalisation de soi.

Le rapport à soi et à l’autre

Une expression de la pensée

Dans ce contexte incertain, on observe globalement la création massive de mouvements d’entraide et de solidarité. Ce que cette crise sanitaire vient mettre en avant c’est notre besoin de lien social, l’impératif de responsabilité et de solidarité, de notre rapport à soi et à l’autre. La base de ce qu’on appelle la vie en société.

Enfermé chez soi, on tente par dessus tout de se sentir vivant, de rester en lien avec nos proches. Peu importe si c’est utile. Cela devient nécessaire. On comprend qu’être en bonne santé est primordial. Bien plus vital que l’argent, la rentabilité ou l’efficacité.

On parle alors de santé mentale, de bien-être psychologique et émotionnel. Longtemps rattaché au fait de posséder des biens de consommation. Or, il s’agit davantage ici d’une reconnexion avec son soi et d’une nouvelle façon d’appréhender son lien avec l’autre et avec son environnement.

Repenser l’altérité, son rôle dans la société. L’Homme est un animal comme les autres. Ce qui le différencie ? Sa capacité à créer des modes de communication et d’expression, et à s’exprimer au moyen de l’art… (du grec « technê » technique).

On décèle alors plus facilement une « fonction de l’art ». Davantage du rôle de l’artiste/créateur que de son rendu (l’œuvre). L’art vient en support à l’expression et de soi et à l’humanisation des liens : partage de valeurs, d’avis…

Un nouveau paradigme ?

Que va-t’il se passer ensuite ? Voilà la question qui doit probablement brûler les lèvres et les esprits aujourd’hui. Comment l’art peut-il participer au maintien de la santé ? Est-il alors vraiment question de superflu ? Nous allons aborder quelques pistes concrètes tout en poursuivant la réflexion de la fonction de l’art et plus spécifiquement de l’artiste dans la création hypothétique d’un « nouveau » paradigme?

L’enchantement du quotidien

Ré-enchanter le quotidien, une urgence sanitaire ?

Le besoin de se réaliser. C’est dans ce champ que les arts interviennent principalement. Et c’est pourquoi l’accès à la culture fait partie des déterminants de santé que j’ai évoqué à plusieurs reprises.

Qui peut aujourd’hui remettre en question la nécessité d’un esthétisme, du beau ? Ces notions rattachées à l’art sont subjectives, elles n’en sont pas moins essentielles. Elles rejoignent l’agréable, le plaisir, et donc quelque part, le bonheur. C’est un raccourci très rapide mais cette réflexion est à la base de la philosophie et donc de l’humanité : que puis-je faire, comment accéder au bonheur ?

Et globalement, ce que l’on peut observer, ce sont les mobilisations rapides des musées, des artistes, qui tentent par tous les moyens d’injecter des œuvres d’art dans ce quotidien morose. Tout le monde s’accorde à dire que cela fait du bien !

Oui on peut trouver une ou des utilités à l’art du moment qu’on lui trouve des buts : décorer, embellir, amuser, divertir… mais ces buts en soi sont-ils utiles ? L’utilité prend forme dans le contexte. C’est là le paradoxe de l’art et toute son utilité : nous montrer que rien n’est permanent, tout est éphémère.

« Si on ne comprend pas l’utilité de l’inutile, l’inutile de l’utilité, on ne comprend pas l’art. » Eugène Ionesco.

Et cette crise pandémique arrive quelques mois seulement après la parution d’un article de l’ONU relatant une étude de l’OMS qui a déferlé comme un vent de soulagement (pour nos professions liant arts et santé) : l’art est bon pour la santé !

L’art « bon pour la santé »

Prendre en compte le bien-être : l'art de soigner

Dans le premier article de TIA ! , j’avais abordé la différence entre soigner et prendre soin, soit entre le « cure » et le « care ». Sujet abordé . Soigner c’est les techniques de soin, les thérapies médicamenteuses, les manipulations physiques, etc. Prendre soin est davantage relié à la notion de lien humain, de thérapies non-médicamenteuses, de soutien psychologique. Par exemple, c’est là un point essentiel de l’Ayurvéda qui aborde de manière holistique la problématique de la santé – l’Ayurvéda étant reconnue par l’OMS.

En occident, on aborde / reconnaît la pertinence de la question des arts en milieu de santé depuis seulement une vingtaine d’années. En France, c’est en 1999 qu’a été signé la convention culture-santé, plus connue sous le nom de « l’art à l’hôpital ».

On pourra alors évoquer des initiatives remarquées : « Le Rire Médecin« , dernièrement le projet « LOL » et des initiatives remarquables : « Le collectif les yeux ouverts« , les projets ambitieux d' »Art dans la Cité » et plus globalement toutes les associations et petites entreprises qui tentent localement de développer des projets.

Au niveau politique, les pôles « culture santé » en région sont des mines d’information sur ces projets, même s’il est à déplorer que seulement quelques régions aient pu s’organiser en pôles. Peut-être par manque de reconnaissance ? En tout cas surement par manque de moyens financiers.

Aujourd’hui encore, il est nécessaire de démontrer l’évidence. Même auprès de certains personnels médicaux, pour que plus de reconnaissance et donc de moyens financiers soient accordés aux professionnels du secteur.

Des pistes concrètes

Comment, individuellement, peut-on profiter des bienfaits de l’art pour rester en bonne santé ? Et encore plus dans ce contexte particulièrement difficile ? Sans me substituer à un art-thérapeute, qui peut faire des prescriptions artistiques, voici quelques pistes :

– Ecouter de la musique. La fréquence des sons peut avoir une influence sur votre moral et votre état d’esprit.
– Visiter des musées, même virtuels. La contemplation permet une forme de méditation et d’évasion qui vous coupe de vos préoccupations courantes.
– Danser, peu importe comment ou en prenant des cours. Danse solo ou en couple ou collective. La danse facilite la coordination psycho-motrice. La danse a également beaucoup de symboles très intéressants.
– Lire, des articles, des livres, des contes, de la poésie…. La lecture a ce pouvoir étonnant de créer des mondes, de faire « des voyages immobiles ». Vous entretiendrez votre curiosité, votre esprit critique…
– Regarder des films, des séries, des pièces de théâtre, des spectacles… vous amènera à stimuler et interroger votre vision du monde, à échanger avec vos proches…
– Dessiner, écrire, peindre, faire des collages, jouer de la musique… Tant de modes d’expression créatifs qui peuvent simplement vous divertir.

Note : il y a tellement de possibilités de créer et d’apprécier les œuvres existantes que ce paragraphe ne peut pas être exhaustif.

En guise de conclusion

Il est indéniable qu’en termes de santé, voire de santé publique, l’art et la pratique artistique tiennent et devraient tenir une place prépondérante, tant sur le plan physique que mental.

L’art a donc une fonction sociale, une fonction vitale, une fonction historique, culturelle, etc ! Il semble important à l’heure actuelle de valoriser une approche artistique et donc plus humaine des soins, du travail, de l’enseignement mais aussi de l’économie globale ! Ce contexte de crise sanitaire a mis en avant toutes les disparités, dysfonctionnements et inégalités du système actuel.

L’art pourrait-il alors être à la base d’une nouvelle invention du quotidien ? Que se passerait-il si on donnait une utilité à l’art ? Perdrait-il son essence ? Sommes-nous tous artistes ?

Nous allons être amenés à réfléchir à la création d’un nouveau monde. En Chine on observe déjà un retour à la « normale », les centres commerciaux ouvrent à nouveau, les gens retournent travailler dans leurs entreprises… Avons-nous vraiment envie de vivre « comme avant » ?

Article rédigé par Hélène Voinson pour Take It Arty !
Merci à Mariane Skorpis pour la relecture.

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