POUR LES deux ans de Take It Arty !, et dans ce contexte particulier de crise, j’ai souhaité vous partager un peu de mon quotidien d’entrepreneuse. Cette nouvelle rubrique répondra aussi peut-être aux questions que je reçois via LinkedIn et/ou par mail.
Enchantée !

Le déclic

En réalité, Take It Arty ! a un peu plus de deux ans…
En 2015, à 28 ans, je rêvais déjà d’être indépendante. Organiser mon temps de travail, mettre en oeuvre mes propres idées et aussi, pouvoir travailler tout en voyageant… toutes ces motivations composaient le leitmotiv de mon plan de carrière.

A l’époque j’avais déjà de solides compétences en gestion de projets et une réelle envie de me consacrer à la création contemporaine. Le marché de l’emploi culturel étant ce qu’il était (et ce qu’il est toujours), c’est à dire très bouché, il m’apparaissait évident de créer ma propre structure.

C’est ainsi qu’en avril 2016 naissait la première version de TIA ! ; une agence d’artistes à Strasbourg grâce à laquelle je pouvais faire ce que j’aimais : organiser des expositions, diffuser et promouvoir le travail d’artistes émergents de talent.

J’ai adoré créer l’univers de TIA ! : le logo (qui est resté le même), le site internet, les cartes de visite (Merci à mon master en communication), rencontrer les artistes et imaginer des projets. J’étais déterminée et enjouée, comme sur un petit nuage.

La réalité

Après quelques mois de travail, il a vite fallu que je me rende à l’évidence : je n’avais pas anticipé le côté financier du projet. Énorme erreur de débutante un peu trop rêveuse : je n’avais pas vraiment défini mes objectifs, je n’avais pas de modèle économique, un rapport très « lointain » à l’URSSAF… en bref, je n’avais pas réellement pris conscience de ce qu’impliquait l’entrepreneuriat.

Photo de William Iven 

Et oui, créer une entreprise nécessite d’avoir à l’esprit la notion de rentabilité et j’imaginais que tout allait venir « naturellement ». Hors, c’est loin d’être aussi naturel et facile. Sans plan financier et sans réelle stratégie, je me retrouvais obligée de mettre en stand by ma jeune entreprise. En juin 2016, je retournais vers le salariat.

C’est ainsi que durant plus de deux ans j’ai travaillé comme coordinatrice du service animation d’un EHPAD à Strasbourg, tout en co-fondant une galerie d’art associative et en soutenant la diffusion du travail d’une compagnie de contes.

Un mal pour un bien ?

Cette première expérience d’entrepreneuriat « ratée » aurait pu mettre un point final à mon envie d’être indépendante. Il n’en fut rien. J’ai toujours eu au fond de moi cette envie de créer, de juxtaposer les concepts, d’imaginer des nouvelles façons de vivre et de faire. Toutefois, même avec la plus grande des déterminations, entreprendre ne s’improvise pas.

Mi 2018, je quitte Strasbourg pour m’installer à Tours avec pour projet de créer une entreprise qui ait du sens, un modèle économique et …. une stratégie ! J’ai donc repris mon projet de zéro, qui plus est, dans une région que je ne connaissais absolument pas.

Outre le fait que j’avais décidé de monter mon entreprise pas à pas, je savais réellement ce que je souhaitais promouvoir et apporter au travers de ma mission. Cette évidence est le fruit de ces deux merveilleuses années au sein de l’EHPAD. Cette expérience professionnelle a chamboulé mon parcours et m’a décidée à réveiller Take It Arty !

Ce que je voulais développer ? Rien n’était plus clair : amener la culture et les arts dans le milieu sanitaire et médico-social.

devenir entrepreneuse

J’ai décidé de suivre un accompagnement à la création d’entreprise au sein de la coopérative d’activités et d’emplois culturels Artféfacts à Tours. Ce type de coopératives propose des formations, une mise en réseau et des projets collaboratifs qui permettent à tout entrepreneur débutant de comprendre les rouages d’une activité autonome. De plus, il s’agit d’une forme de portage salarial qui facilite les démarches administratives. J’ai eu la chance de faire partie de cette coopérative durant presque un an avant de retourner à Strasbourg et d’immatriculer TIA ! à l’URSSAF en février 2020.

Depuis cette date, l’aventure a connu bien des rebondissements et surtout une énorme tempête : la pandémie liée à la COVID19 ! Cette crise sanitaire m’a contrainte à ralentir, voire stopper, tous les projets en cours et à réinventer ma manière de travailler.

Masque chirurgical
masque chirurgical

L’incertitude professionnelle peut être réellement inconfortable et aujourd’hui, cette expérience m’amène encore à réfléchir sur le mode de fonctionnement de Take It Arty !

Etre entrepreneuse est réellement ce qui motive ma vie professionnelle et, malgré les bourrasques, je souhaite continuer à proposer mes compétences au travers de services que je souhaite innovants et porteurs de sens !

Et vous, comment vivez-vous ces temps d’incertitude ? N’hésitez pas à partager vos retours en commentaires !

Hélène Voinson pour Take It Arty !

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